Projet de consultation sur la nouvelle structure de la CSDM

Le Conseil des commissaires a adopté un projet de consultation sur la nouvelle structure de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) le 30 janvier dernier. Ce projet conclut une première étape fort importante du processus de renouvellement de notre grande institution publique.

Rappelons que les commissaires scolaires ont entrepris, depuis plusieurs années, un examen nécessaire des façons de faire de notre commission scolaire, notamment dans le cadre du plan Réussir, afin de tout mettre en œuvre pour la réussite de tous les élèves.

Puis, depuis déjà plusieurs mois, différents acteurs du milieu scolaire ont participé à des travaux de réflexion d’envergure pour dessiner, imaginer une nouvelle commission scolaire. Expertises, idées, critiques, craintes, rêves… Tous les participants ont apporté leur contribution, y ont laissé leur trace, pour nous présenter aujourd’hui un projet innovant au cœur même de notre plus grande préoccupation : la réussite des élèves. En effet, pourquoi vouloir nous renouveler, sinon pour améliorer les conditions de la réussite de façon importante?

Bien plus qu’une simple question d’organigramme, le projet de transformation de notre commission scolaire propose de miser sur une plus grande autonomie et imputabilité de nos écoles, sur une plus grande proximité et une plus grande efficacité de nos services.

Nous croyons fermement que la réussite de nos enfants est un bien public précieux, qui doit être administré par notre institution publique le plus efficacement possible, et ce, en fonction des besoins des écoles, des élèves et des familles montréalaises.

Ayant à cœur les valeurs de l’école publique, comme celles de l’éthique et de la transparence, et croyant sincèrement dans « l’intelligence collective », l’équipe des commissaires scolaires vous invite à nous faire part de vos commentaires et à poser vos questions sur ce projet de transformation de notre institution.

Vous pouvez prendre connaissance du projet de consultation sur la nouvelle structure de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) en téléchargeant le document PDF et en consultant le site Web de la CSDM.

Nous souhaitons vous entendre, que ce soit en vous exprimant sur ce blogue ou encore par courriel à bureau.president@csdm.qc.ca .

Vers la nouvelle Commission scolaire

En tant que nouveau président de la CSDM, j’entreprends mon mandat avec confiance et détermination, au moment où prend forme la nouvelle commission scolaire. Cette commission scolaire sera plus simple, plus près des milieux et aussi plus actuelle. C’est un défi des plus stimulants.

Simplifier la CSDM
Concrètement, plusieurs actions sont déployées afin de rendre notre institution plus simple et plus efficace. Par exemple, cela se traduit par la disparition des réseaux en 2012-2013, entités administratives principalement territoriales ; par la révision de pratiques de gestion, notamment dans les unités administratives et dans les écoles ; et par la réduction substantielle des budgets des services centraux. Simplifier la CSDM, c’est aussi mettre en œuvre la « stratégie pro parents», adoptée par le Conseil des commissaires au mois de juin 2012.

Le contexte budgétaire difficile
La situation budgétaire de la CSDM pour 2012-2013 est difficile : il y a un manque à gagner de 47,5 M$, soit 5 %. Malgré ce contexte, la CSDM a fait le choix responsable de prioriser les services directs aux élèves.

Rappelons que la CSDM est aux prises avec un déficit récurrent et que, pour l’année 2012 2013, elle prévoit des revenus et un financement de 930,8 M$, alors que les dépenses de fonctionnement se chiffrent à 978,3 M$.

La CSDM considère cette situation comme préoccupante et agit avec rigueur et vigilance afin d’assainir sa gestion : la CSDM applique d’ores et déjà des changements. Par ailleurs, la CSDM poursuit des discussions auprès du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).

Assainir la gestion
L’assainissement de la gestion passe par un retour à un budget équilibré pour2015-2016. Un suivi et un contrôle serrés des budgets sont de rigueur. La CSDM fera des économies substantielles, mais demandera aussi une contribution de tous. Ainsi, les coûts des repas dans les écoles seront augmentés dès la rentrée 2012-2013.

Discuter avec le MELS
La CSDM poursuit des discussions avec le MELS, notamment à la suite des conclusions d’un rapport de la firme PricewaterhouseCoopers (PwC) démontrant que la CSDM ne recevrait pas les sommes nécessaires dans certains de ses secteurs d’activités (à hauteur d’environ 32 M$).

Entre autres, le ministère analysera, avec la CSDM, certains éléments liés au financement de la CSDM, notamment le financement des écoles ayant un mandat régional ou suprarégional, le problème des moisissures dans les écoles, les bâtiments exécentaires ainsi que le transfert des garderies.

Mentionnons également que les subventions pour soutenir les mesures en milieux défavorisés qui proviennent du Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal (CGTSIM) diminuent de façon importante pour l’année scolaire 2012-2013.

Place à la nouvelle Commission scolaire
Ces enjeux sont majeurs, et nous comptons sur tous les intervenants concernés — citoyens, parents, équipes-écoles, associations et groupes communautaires — afin d’unir nos efforts pour assurer la réussite scolaire des élèves, jeunes et adultes.

Daniel Duranleau
Président de la Commission scolaire de Montréal (CSDM)

Une stratégie pro-parent

Le Conseil des commissaires a adopté une stratégie pro parent qui comporte une quarantaine de moyens d’action très précis. Elle a été élaborée en étroite collaboration avec les membres des comités de parents. Cette stratégie pro-parent a reçu un très bon accueil.

Pourquoi « pro-parents » ?
C’est un grand signal donné à tous. Le parent est un acteur-clé du milieu scolaire. Il doit avoir les moyens de pleinement exercer cette responsabilité. Tant comme parent individuel auprès de son enfant que comme parent collectif quand il s’implique dans le conseil d’établissement de l’école de son enfant.

Concrètement, ca veut dire…

Qu’entre nous et vous, qu’entre vous et nous, on veut mieux communiquer…De l’école vers le parent et du parent vers l’école. Entre autres, on souhaite rappeler les parents plus rapidement et mettre sur pied de journées pédagogiques consacrées à des rencontres « en chair et en os». Ou encore, la mise sur pied de moyens permettant de s’adresser directement à l’école ou à son commissaire par Internet, par un engagement renouvelé des commissaires à être présents aux assemblées générales, etc.

Que parce vous avez le droit de savoir…on veut que l’information circule. Nous voulons de la transparence. Le parent a droit de connaître le budget de son école, la planification des travaux dans son quartier, les résultats scolaires son école, ce qui s’est décidé au conseil d’établissement, au Conseil des commissaires, etc.

Que pour les parents, on veut aussi simplifier les petites choses de la vie…Pensons ici au paiement par Internet des frais de garde, au transfert automatique des bulletins entre le primaire et le secondaire, aux cartes-repas dans les cafétérias, etc.

Que nous ne sommes pas parfaits…Qu’on veut se doter d’outils pour s’améliorer, en faisant appel à votre expérience, à votre expertise… En tant qu’institution scolaire, on rend de nombreux services à nos élèves : service de garde, transport, surveillance du midi, etc. Les élèves et les parents sont aux premières loges pour évaluer, commenter, faire des suggestions…

Mentionnons d’ailleurs que le 19 juin dernier, nous avons rencontré les parents du Comité central des parents de la CSDM pour présenter différents travaux dans le cadre du renouvellement de notre institution.

On s’en parlera!

L’école publique dans son environnement : une réflexion s’impose…

… entre les intérêts des élèves et des parents et les préoccupations des résidents d’un quartier

Le dimanche 10 juin dernier, il y a eu un référendum municipal sur un projet de la CSDM, la Maison des arts et des lettres Sophie-Barat. Ce projet était appuyé par de nombreux parents.

Malheureusement, seulement 200 ménages avaient le droit de vote pour un projet qui concerne les élèves de l’école Sophie-Barat et les enfants des écoles primaires d’Ahuntsic-Cartierville, soit près de 10 000 élèves.

Voici la réaction de la CSDM.

Réflexion post-référendaire à propos du projet de la Maison des arts et des lettres Sophie-Barat

Comment peut-on, selon vous, concilier les intérêts des élèves et des parents de nos écoles publiques et les préoccupations des résidents d’un quartier?

Dans un contexte où la CSDM devra, dans les prochaines années, agrandir plusieurs écoles en raison de l’augmentation de la population scolaire et de la diminution du rapport élèves-enseignant, croyez-vous que cela provoquera plusieurs dérangements dans les quartiers?

Est-ce que des lieux de médiation, ou de discussion devraient être mis sur pied avec le voisinage?

J’ai hâte de vous lire!

Bienvenue sur ce blogue!

Dans le cadre de la commission scolaire renouvelée qui prend forme à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), dans ce blogue de la présidence, nous nous parlerons de résultats scolaires, de structure administrative simplifiée et allégée, de démocratie scolaire, de civisme et de lutte à l’intimidation, de créativité, de la place des parents et de tout ce qui fait le quotidien et l’avenir de notre école. Nous parlerons aussi de coups de cœur, de clin d’œil, de passions….

En effet, l’heure est au renouveau au sein de notre commission scolaire. Notre équipe de commissaires scolaires est déterminée à faire de la CSDM un réseau efficient, offrant des services éducatifs de qualité et répondant aux besoins des élèves, des écoles et des familles montréalaises. Montréal, métropole aux multiples réalités sociales et économiques; Montréal, foyer francophone et terre d’accueil, mérite la meilleure école possible pour se développer.

Faire l’école à Montréal est un grand défi. C’est exigeant et motivant, mais c’est aussi l’un des plus beaux chantiers qu’une communauté ambitieuse peut mener : faire réussir ses jeunes! Cent mille jeunes et adultes fréquentent aujourd’hui les établissements scolaires de la CSDM. Autant de raisons de chercher ensemble les voies de leur réussite et de leur avancement!

Mentionnons en terminant que dans la foulée de la nouvelle Commission scolaire, le directeur général s’est doté d’un nouvel outil de communication interne (accessible par Adagio), afin d’entretenir un dialogue avec les employés.

Au plaisir d’échanger avec vous!

Une commission scolaire nouvelle

Pour les commissaires scolaires, un renouvellement de notre institution publique est nécessaire, mais pas à n’importe quel prix. Le changement doit être appuyé sur les valeurs de l’école publique, des valeurs d’éthique, d’équité et de solidarité. Au cœur de cette réflexion : la réussite de tous les élèves. 

La réussite des élèves : la première motivation

La réussite de nos enfants est un bien public précieux, qui doit être administré par notre institution publique le plus efficacement possible, et ce, en fonction des besoins des élèves et des familles. Les commissaires scolaires ont donc entrepris, depuis plusieurs années, un examen nécessaire des façons de faire de notre commission scolaire, notamment dans le cadre du plan Réussir, afin de tout mettre en œuvre pour la réussite de tous les élèves. En effet, pourquoi vouloir nous renouveler, sinon pour améliorer les conditions de la réussite de façon importante ?

C’est pourquoi nous continuons, actuellement, de travailler activement afin de renouveler notre gestion, pour atteindre les cibles ambitieuses que nous avons fixées dans le cadre du plan Réussir.

Une institution publique pertinente qui a à cœur l’équité et la solidarité

La mission, la raison d’être des commissions scolaires est de faire réussir tous les élèves à leur plein potentiel. Cette mission est déterminante pour la communauté montréalaise. Elle contribue largement au développement social, culturel et économique de Montréal. Pour la réaliser, nous devons tenir compte de la spécificité montréalaise, de la disparité économique et de la diversité culturelle.

Les écoles publiques montréalaises réalisent de bons coups et, surtout, font réussir des millions de jeunes depuis des décennies. Ce sont aussi toutes les écoles primaires qui préparent tous les élèves pour le secondaire, incluant ceux qui fréquentent les écoles privées, des écoles « semi-publiques », puisque financées à plus de 60 % par l’État. Ce sont également nos écoles publiques qui demeurent solidaires de tous les enfants, peu importe leurs difficultés ou leurs handicaps, et qui se positionnent en faveur de l’égalité des chances pour tous.

Les grandes orientations ainsi que les actions politiques des commissaires s’appuient sur ces valeurs et elles guideront le renouvellement de notre institution.

Une démocratie scolaire forte

La démocratie scolaire constitue un important levier de gouvernance et de mobilisation, tant pour veiller à l’éducation des élèves montréalais, que pour assurer une gestion éthique et transparente. . Cette démocratie scolaire est une responsabilité partagée entre, d’une part, toutes les personnes siégeant à différents conseils et comités et, d’autre part, les commissaires scolaires.

Toutefois, pour améliorer collectivement la réussite, nous devons maximiser l’implication des parents dans nos instances et continuer à développer des actions collectives et des partenariats. De plus, il faut maintenir les élections scolaires, et en moderniser la participation citoyenne, puisqu’elles assurent aux citoyens un droit de regard. Une démocratie scolaire forte, portée par les commissions scolaires, est le meilleur outil afin d’assurer la gestion de ce bien commun qu’est l’école publique.

Ainsi, nous veillerons à renouveler ses pratiques et nous proposerons, avec vous, des moyens pour rendre encore plus vivante la démocratie scolaire.

Mobilisons-nous!

Ces enjeux sont majeurs, et nous demandons à tous les intervenants concernés—citoyens, parents, équipes-écoles, associations et groupes communautaires— d’unir nos efforts pour assurer la réussite scolaire des élèves.

Également, mobilisons-nous pour doter le Québec d’une politique nationale de l’éducation, afin de se positionner collectivement en faveur du réseau public d’éducation!